Atelier de création sonore Bruitages
avec l'artiste Anne-Line Drocourt
À partir d'objets de la vie quotidienne (essoreuse, gobelet...), vous donnez une "vie sonore" aux sculptures : avec quoi faire cavaler le cheval de la Jeanne d'Arc de Paul Dubois ? Et si le grand Docteur Ollier s'animait... quel vacarme ferait-il ? Cet atelier vous propose d'imaginer une narration sonore autour des œuvres, et de la bruiter à plusieurs mains.
Alfred Boucher, Monument au docteur Louis Léopold Ollier, avant 1904, plâtre © Marco Illuminati
Informations pratiques
Lieu : Horaires & Tarifs :Tout en mouvement - séance de Munz floor®
avec Virginie Mercier, professeure de danse ***COMPLET***
Et si les sculptures vous mettaient en mouvement ? Guidé par la pratique innovante et douce du Munz floor®, à la croisée du soin et de la danse, votre corps se déploie lentement, votre colonne ondule : les tensions se relâchent, la mobilité s’améliore, et une profonde sensation de bien-être s’installe. Un dialogue s'installe entre le mouvement des formes sculptées et celui de votre propre corps, dans une expérience sensorielle accessible à tous.
Proposée pour la première fois dans la région, cette séance découverte offre une rencontre inédite entre art, mouvement et perception corporelle.
Tous niveaux, y compris débutants. Venez habillés confortablement et chaudement, apportez un pull et un tapis.
Pour en savoir plus sur la pratique du Munz floor® : https://www.atelier-danse-en-chantier.com/munz-floor
Informations pratiques
Lieu : Horaires & Tarifs :15h
Durée : 1h30
Tarif : inclus dans le billet d'entrée au musée
Dès 16 ans
Réservation conseillée
03 25 24 76 34
Jeune Romain
Jeune Romain
Paul Claudel (1868-1955), frère de l’artiste, écrivain et diplomate.
Camille Claudel vient probablement d’arriver à Paris lorsqu’elle modèle ce portrait de son frère Paul, alors âgé de 13 ans. Confident et fidèle compagnon de jeux, Paul est aussi son premier modèle et la personne qu'elle a le plus souvent représentée. Les lèvres serrées, le regard au loin, Paul affiche un air sérieux qui détonne avec son jeune âge, et le drapé qui entoure les épaules lui confère une certaine solennité.
Dès le début de sa carrière, Camille Claudel affirme son talent de portraitiste et sa capacité à saisir la psychologie du modèle. Elle conjugue ici toute la puissance évocatrice de l’Antiquité romaine, et surtout de la Renaissance florentine. En effet, malgré son titre, ce portrait évoque bien les bustes italiens de la première Renaissance italienne que Claudel a étudiés au musée du Louvre. La forme du buste reliquaire, c’est-à-dire coupé aux épaules, l’admirable étude du drapé, et même ici la bichromie sont des références directes à cette période. En cela, elle s’inscrit dans le mouvement néo-florentin de son époque, inspiré par la Renaissance italienne du XVe siècle : on peut y voir une probable influence de Paul Dubois, chef de file de ce mouvement. Cependant, Claudel demeure dans une veine naturaliste et une exploration psychologique qui lui sont propres.
Ce buste témoigne de l’affection mutuelle que se portent le frère et la sœur. Une vingtaine d'années plus tard, le buste de Paul Claudel à 37 ans redit cette relation intacte, ces échanges artistiques féconds entre le célèbre écrivain et la sculptrice.
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Portraits entrecroisés
Hors-d’œuvre
Un jeudi par mois, profitez de votre pause déjeuner pour découvrir en vingt minutes une œuvre, un artiste ou une thématique avec un médiateur du musée. Puis, rendez-vous à l'auditorium pour un déjeuner partagé !
Camille Claudel et ses camarades d’atelier ont posé les unes pour les autres. Découvrez leurs portraits, qui figurent parmi les premières œuvres ambitieuses de ces apprenties artistes et qui témoignent de leur complicité.
Informations pratiques
Lieu : Horaires & Tarifs :Masque d'Apollon
Masque d'Apollon
Legs de Rhodia Dufet-Bourdelle à la Ville de Paris en 2002. Fonte Susse frères, épreuve n°7, 1982
La Tête d’Apollon fait partie des nombreux sujets antiques traités par Antoine Bourdelle, qui lui ont inspiré quelques-unes de ses œuvres les plus marquantes : Pénélope, Héraklès archer, Centaure mourant et, donc, Apollon. L’artiste nous propose une vision originale de ses traits, à rebours de l’habituelle représentation lisse et idéalisée du dieu des arts, incarnation de l’harmonie et de la beauté masculine.
Cette œuvre atypique est issue d’une longue gestation qui a duré de 1898 à 1909. La tête initialement modelée est restée entreposée dans l’atelier de l’artiste et s’est déformée et craquelée, en particulier autour de l’œil et sur la joue gauche. Lorsque Bourdelle l’a retrouvée plusieurs année après, il a décidé de la mouler telle quelle, intégrant dans son œuvre les accidents causés par le dessèchement de la terre. Il a ensuite complété ce Masque pour créer la Tête d’Apollon en ronde-bosse, toujours marquée par les stigmates du temps comme autant de cicatrices attestant la puissance terrible du dieu.
Bourdelle a expliqué que cette œuvre avait marqué un tournant dans son parcours d’artiste, le moment où il s’était détaché de la manière de son ancien maître Auguste Rodin. Il lui a d’ailleurs offert le plâtre original du Masque, dédicacé « Au grand maître Rodin ». Celui-ci a ainsi résumé les voies divergentes prises par leur travail : « Pour moi, la grande affaire, c’est le modelé. Pour Bourdelle, c’est l’architecture. J’enferme le sentiment dans un muscle. Lui il le fait jaillir dans un style. »
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Bartholdi, Champollion et le sphinx – monuments publics en débat
Visite guidée de l'exposition
Quels étaient les liens du sculpteur Auguste Bartholdi avec l’Égypte ? Dans quel contexte le Monument à Champollion lui a-t-il été commandé ? Quelles ont été les différentes étapes de son élaboration ? Comment sa réception a-t-elle évolué au fil des ans ? Suivez le guide, il répond à toutes ces questions !
L’exposition se prolonge dans le parcours permanent du musée, où vous découvrirez à quel point les monuments publics ont passionné la France de la fin du XIXᵉ siècle et pourquoi certains font aujourd’hui débat.
Auguste Bartholdi, Esquisse pour le monument à Champollion, terre cuite, Colmar, musée Bartholdi © Chr. Kempf
Informations pratiques
Lieu : Horaires & Tarifs :15 h
Durée : 1 heure
Tarif : 4 € par participant en plus du billet d'entrée
Souris et escargot
Souris et escargot
Souris et escargot est emblématique de toute une partie de la sculpture d’édition, représentant des sujets anecdotiques et charmants, de petite taille, faciles à exposer dans les intérieurs bourgeois richement décorés de la fin du XIXe siècle. L’édition consiste à reproduire en série une œuvre originale, souvent dans des dimensions et des matériaux variés. Elle est à la croisée de l’art et de l’industrie.
La sculpture animalière connaît un grand succès au XIXe siècle, d’abord avec le Romantisme, puis le Réalisme. Georges Gardet s’inscrit dans cette tradition, à la suite de son maître Emmanuel Fremiet. Il réalise notamment de nombreuses compositions de grande taille mettant en scène des animaux sauvages pour orner des parcs ou des monuments. Beaucoup sont par la suite édités en bronze et en réduction. Ici, Gardet conçoit directement une sculpture destinée à l’édition, avec un thème et une taille adaptés. Les sculptures en biscuit de porcelaine de Sèvres connaissent un grand succès pour leur raffinement et leur blancheur parfaite. Le biscuit est une porcelaine cuite sans glaçure ; il garde donc son aspect mat, qui plait particulièrement à cette époque. Grâce à son coût modéré, le biscuit permet de diffuser largement ces sculptures.
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Ève naissante
Ève naissante
Cette œuvre en plâtre grandeur nature, réalisée par Paul Dubois en 1873, s’intitule Ève naissante. Elle est issue d’un long travail préparatoire : les carnets de croquis présentent des dizaines d’esquisses, où le sculpteur varie les postures, présentant Ève tantôt pudique, se cachant avec ses bras, tantôt tentatrice. Les croquis du modèle vu de tous les côtés révèlent la rigueur de Dubois, qui passe ensuite à des études en cire avant d’arriver au modèle définitif.
Dubois fait le choix de présenter Ève non pas au moment du péché originel mais juste après sa création. Il montre donc Ève totalement innocente. La posture reprend celle de La Naissance de Vénus de Botticelli et des Vénus de Lucas Cranach, indiquant la principale source d’inspiration de Paul Dubois : la Renaissance, florentine et allemande. Les formes du corps se rapprochent aussi du canon féminin de l’école de Fontainebleau qui domine l'art français dans les années 1530-1610 : hanches larges et épanouies, poitrine menue et haut placée. Le contrapposto à l’antique, c’est-à-dire l’inclinaison marquée des hanches et des épaules, donne vie au corps de la jeune femme.
Paul Dubois s'inscrit dans les recherches contemporaines sur le corps féminin, abordées par les artistes à travers des sujets mythologiques, allégoriques, ou plus rarement, comme ici, bibliques. Elles donnent lieu à de nombreux débats entre les partisans d'une beauté idéale, inspirée de l'Antique ou de la Renaissance, et les partisans du réalisme, cherchant à montrer de « vraies » femmes ou de nouveaux canons de beauté.
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Jeune Fille lisant
Jeune Fille lisant
Dédicacée « à Camille Claudel, en souvenir d’A. Boucher », cette statuette témoigne de l’importance de l’auteur dans la formation de la sculptrice. Camille Claudel a fait la connaissance d’Alfred Boucher alors qu’elle vivait à Nogent-sur-Seine, entre 1876 et 1879. Elle avait commencé à modeler la terre en complète autodidacte et le jeune artiste lui a prodigué un premier enseignement. Après son installation à Paris, Claudel s’est inscrite à l’académie Colarossi mais, en parallèle, elle a loué un atelier rue Notre-Dame-des-Champs avec d’autres jeunes artistes. Boucher y est venu régulièrement corriger leurs travaux, jusqu’à son départ pour Florence à l’automne 1882. C’est peut-être à l’occasion de son départ pour l’Italie qu’il a offert la statuette à son élève.L’âge du modèle et le livre ouvert évoquent l’adolescente Camille Claudel, décrite par Mathias Morhardt comme une « lectrice passionnée des poèmes d’Ossian ». Cependant, les traits du visage ne ressemblent pas aux photographies de la jeune fille. Ils évoquent la physionomie d’Elise Viat, la future épouse d’Alfred Boucher mais, née en 1850, celle-ci semble trop âgée au moment de la réalisation de l’œuvre. Dès lors, l’identification du modèle de la Jeune fille lisant reste un mystère.
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ArchéoChrono âge du Bronze
Journées européennes de l'archéologie
Résistant, malléable et lumineux, le bronze a tout pour plaire ! Alliage de cuivre et d’étain, ce métal marque une étape capitale dans l’histoire de l’humanité et son utilisation ouvre une période prospère longue de 1500 ans : l’âge du Bronze. Venez découvrir cette toute nouvelle exposition en panneaux créée par l'Inrap.
Informations pratiques
Lieu :10 rue Gustave Flaubert
10400 Nogent-sur-Seine
10h à 17h30
Tarif : Entrée libre
Tous publics
Renseignements :
03 25 24 76 34



