Camille Claudel
Après être tombée dans l’oubli, Camille Claudel est aujourd’hui reconnue pour avoir été un des grands artistes de son temps.
Née dans l’Aisne en 1864, au sein d’une famille de la petite bourgeoisie, elle commence très jeune et en autodidacte à modeler la terre. C’est à Nogent-sur-Seine qu’elle est repérée par le sculpteur Alfred Boucher, qui devient son premier professeur. Parti pour l’Italie, ce dernier la confie à un ami, Auguste Rodin. Rapidement, la jeune fille entre dans l’atelier du maître puis, pendant une dizaine d’années, les deux sculpteurs partagent leur vie et leur atelier, échangeant idées, modèles et influences. Camille Claudel affirme alors sa singularité stylistique, multiplie les œuvres virtuoses et voit grandir sa renommée.
Après leur séparation, blessée par la comparaison continuelle de son travail avec les œuvres de Rodin, elle manifeste son indépendance d’artiste en renouvelant totalement son inspiration. En pleine maîtrise de son art, Camille Claudel voit cependant sa créativité tarie par des délires de persécution. Elle se barricade, détruit ses œuvres et finit par être internée à la demande de sa famille, et ce jusqu’à la fin de sa vie en 1943.
Alfred Boucher
Alfred Boucher est né en 1850 dans le village de Bouy-sur-Orvin, à une dizaine de kilomètres de Nogent-sur-Seine. Sa famille s’installe dans cette dernière ville en 1859, lorsque Jules Boucher devient jardinier chez le sculpteur Marius Ramus. Le jeune garçon découvre la sculpture très tôt et manifeste des dispositions encouragées par son aîné. Celui-ci l’associe à l’élaboration du décor du théâtre de Nogent-sur-Seine : le jeune Boucher réalise un Pêcheur d’écrevisses (salle du foyer, œuvre disparue) et une partie des mascarons ornant la façade. Ramus présente son élève à un autre sculpteur nogentais, Paul Dubois, qui l’aide à obtenir une bourse pour entrer à l’Ecole des Beaux-Arts, à la fin de l’année 1871. Élève d’Augustin Dumont et de Paul Dubois, il concourt au prix de Rome de 1875 à 1879, obtenant au mieux le second grand prix (Jason enlevant la toison d’or, 1876). Il effectue cependant un long séjour d’étude à Rome, grâce au soutien financier de Paul Dubois (1877-1878). Pendant sa scolarité, il rencontre la jeune Camille Claudel à Nogent-sur-Seine et il devient son premier professeur.
Alfred Boucher expose au Salon des Artistes Français dès 1874 et ses œuvres sont régulièrement acquises par l’Etat. Les succès s’enchaînent et lui permettent de construire sa notoriété : Eve après la faute (médaille de 2ᵉ classe, 1878), Vénus Astarté (classement hors concours, 1880), La Piété filiale (prix du Salon, 1881). Ce dernier groupe représente un épisode de l'histoire romaine où le vieillard Cimon, emprisonné et condamné à mourir de faim, est sauvé par sa fille qui le nourrit au sein. L'État commande un bronze du groupe à l'artiste, qui constitue sa première commande publique et son premier bronze monumental. Grâce à l'intervention de Jean Casimir-Périer, alors député de la circonscription, la sculpture est attribuée à la ville de Nogent-sur-Seine et installée entre les deux ponts de la Seine en 1886. Le Prix du Salon permet également au sculpteur d’obtenir une bourse qui finance un nouveau séjour en Italie, à Florence, de 1882 à 1884.
De retour en France, Alfred Boucher conçoit l’une de ses œuvres les plus modernes, Au But, un groupe spectaculaire par l’élan que l’artiste parvient à lui imprimer (1886). Quelques années plus tard, il poursuit son travail sur le nu masculin saisi dans l’effort avec la figure colossale de A la Terre (1890), dont la pose est directement inspirée de la sculpture antique, mais modernisée par sa mise en scène comme pelleteur. Ces deux œuvres sont acquises par l’Etat pour le jardin du Luxembourg (bronze d’Au But, disparu) et le palais Galliera à Paris (marbre d’A la Terre). Mais ce sont davantage encore les nus féminins qui lui apportent le succès. Sensuels et élégants, les marbres associent des corps idéalisés à un léger naturalisme qui les anime. Souvent, des parties laissées brutes ou les plis des drapés mettent en valeur les carnations soigneusement polies. Les grands marbres du Salon sont acquis par l’Etat : Le Repos (1892) et Volubilis (1897) pour le musée du Luxembourg, La Pensée (1907) déposée au musée du Petit Palais à Paris. Pour la clientèle privée, d’innombrables réductions de ces œuvres sont ensuite éditées dans différentes dimensions, en marbre, en bronze et en grès.
La carrière très officielle de l’artiste lui permet aussi d’obtenir de nombreuses commandes publiques : Monument aux Enfants de l’Aube (Troyes, 1888), Monument à Eugène Flachat (Paris, 1897), L’Inspiration pour la façade du Grand Palais (1900), Monument à Auguste Burdeau (Lyon, 1903), Monument au docteur Ollier (Lyon et Les Vans, 1904)... Des particuliers lui commandent des monuments funéraires, dont les plus remarquables sont les allégories de la tombe de Ferdinand Barbedienne (cimetière du Père Lachaise, 1894), le mausolée de la famille Hériot (cimetière de La Boissière-École, 1901), la tombe Sassot (cimetière de Nogent-sur-Seine, 1907), la tombe d’André Laval (cimetière de Passy, 1913)... Il met sa maîtrise du nu féminin, drapé ou non, au service d’allégories figurant la douleur, le souvenir ou la postérité.
Après la Première guerre mondiale, son activité se réduit et porte essentiellement sur des monuments aux morts. Il les réalise avec la technique innovante du ciment à prise rapide, pour des communes auxquelles il est lié : Nogent-sur-Seine, Bouy-sur-Orvin, Aix-les-Bains, où il vit et travaille en alternance avec Paris depuis 1885, et, non loin de là, La Tour-du-Pin. Il reprend également la peinture qu’il avait délaissée depuis les années 1880, produisant des centaines de tableaux, essentiellement des paysages et des portraits.
Alfred Boucher décède le 17 août 1934 et il est inhumé au cimetière de Nogent-sur-Seine, dans la tombe qu’il avait lui-même sculptée pour son épouse en 1913.
Artistes
Les métamorphoses de l'idéal féminin
Durant la seconde moitié du XIXe siècle, le nu féminin était omniprésent en sculpture. Ce sujet était ancré dans une longue tradition : la recherche de la beauté idéale, caractérisée par une harmonie parfaite des proportions du corps, remonte à l’Antiquité. Ainsi, Alexandre Falguière s’est inspiré pour Ève naissante de l’Apollon Sauroctone (350 av. J.-C.), une sculpture attribuée au célèbre artiste grec Praxitèle. Au-delà de leur capacité à représenter l’anatomie, les calculs savants nécessaires pour déterminer les proportions reflétaient la supériorité intellectuelle des artistes. Cependant, dans le dernier quart du XIXe siècle, de nouveaux canons de beauté ont été reconnus et l’Antiquité n’était plus la seule norme. Paul Dubois s’est inspiré de la Renaissance florentine et germanique pour son Eve naissante tandis que Jules Dalou a proposé une étude naturaliste, sans recourir à l’idéalisation. Et les silhouettes longilignes d’Antoine Bourdelle sont proches des formes végétales avec lesquelles elles se confondent.
Œuvres exposées dans cette salle
- ALFRED BOUCHER (1850-1934), Volubilis, vers 1897, marbre, achat avec le soutien de l’État (Fonds national du patrimoine), de la Région Grand Est (Fonds régional d’acquisition pour les musées), du Département de l’Aube, des Amis du musée Camille Claudel et de Jean-Eudes Maccagno en 2022
- PAUL RICHER (1849-1933), Tres in una, avant 1903, esquisse en plâtre, dépôt du musée d’Orsay, Paris, don de madame Richer et ses enfants en 1934
- MARIUS RAMUS (1805-1888), Première pensée d’amour, 1845, plâtre, don d’Ernest Ramus en 1902
- PAUL DUBOIS (1829-1905), Ève naissante, 1873, plâtre, don de monsieur Dubois fils en 1910
- ALEXANDRE FALGUIÈRE (1831-1900), Ève, vers 1880, plâtre, dépôt du musée d’Orsay, Paris
- JULES DALOU (1838-1902), Torse de femme, vers 1887-1889, étude pour la figure de L’Abondance du monument du Triomphe de la République commandé par la Ville de Paris, inauguré place de la Nation en 1879, plâtre, dépôt du musée des Arts décoratifs, Paris, don d’Henri Vever en 1905
- HENRI CHAPU (1833-1891), La Vérité, après 1890, édition en réduction d’après le monument à Gustave Flaubert inauguré à Rouen en 1890, bronze d’édition, fonte Thiébaut frères, achat en 2003
- GEORGES LOISEAU-BAILLY (1858-1913), Chagrin ou Fille d’Ève, 1902, plâtre, don d’Alfred Boucher en 1913
- ANTOINE BOURDELLE (1861-1929), L’Aurore (première version sans draperie), 1894, relief conçu pour la façade de la maison Michelet à Vélizy, bronze, fonte Susse frères, épreuve nº4, 1989, dépôt du musée Bourdelle, musée de la Ville de Paris
- RAOUL LARCHE (1860-1912), Les Violettes, avant 1899, plâtre patiné, transfert de propriété de la ville de Coubron en 2021
- ANTOINE BOURDELLE (1861-1929), Le Crépuscule, 1895, relief conçu pour la façade de la maison Michelet à Vélizy, bronze, fonte Susse frères, épreuve nº5, 1990, dépôt du musée Bourdelle, musée de la Ville de Paris
Paul Dubois, chef de file des Néo-Florentins
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, les sculpteurs français achevaient encore leur formation en Italie. Ils n’y étudiaient plus seulement les modèles de l’Antiquité, mais avaient diversifié leurs sources d’inspiration. Henri Chapu, Alexandre Falguière et Paul Dubois, comme tant d’autres, ont visité Florence et se sont passionnés pour la Renaissance, en particulier les sculptures de Michel Ange et Donatello. Cette inspiration est très nette dans Narcisse de Paul Dubois (salle 3) ou son Saint Jean-Baptiste enfant. L’immense succès de Chanteur florentin du XVe siècle a conforté sa position comme chef de file des Néo-Florentins. Paradoxalement, cette inspiration du passé était alors perçue comme « moderne », car elle renouvelait les formes tout en restant fidèle à une époque faste de l’histoire de la sculpture. Le style néo-florentin se caractérise par le souci du détail, notamment dans les costumes, et des formes graciles et élégantes, qui répondaient au goût du public de l’époque.
Œuvres exposées dans cette salle
- PAUL DUBOIS (1829-1905), Figures d’angles du cénotaphe du général Louis Juchault de Lamoricière (1806-1865) érigé dans la cathédrale de Nantes en 1879, commandé à l’initiative du pape Pie IX en remerciement de sa contribution à la défense du SaintSiège menacé par les troupes de Garibaldi en 1860
La Charité, 1876, plâtre, don de Henriette Dubois en 1905
Le Courage militaire, 1876, plâtre, don de Henriette Dubois en 1905
La Foi ou La Prière, 1878, plâtre, don de Henriette Dubois en 1905
L’Étude ou La Méditation, 1878, plâtre, don de Henriette Dubois en 1905 - PAUL DUBOIS (1829-1905), Saint Jean-Baptiste enfant, 1861, bronze d’édition, réduction no3, fonte F. Barbedienne, réduction mécanique A. Collas, achat avec la participation du Fonds régional d’acquisition pour les musées Champagne-Ardenne en 2002
- PAUL DUBOIS (1829-1905), Chanteur florentin du XVe siècle, 1865, bronze d’édition, réduction no1, fonte F. Barbedienne, réduction mécanique A. Collas, 1865, achat avec la participation du Fonds régional d’acquisition pour les musées Champagne-Ardenne en 1996
- RAOUL LARCHE (1860-1912), Le Soir de la vie, plâtre, transfert de propriété par la Ville de Coubron en 2021
- ALFRED BOUCHER (1850-1934), Le Sculpteur florentin, 1883, bronze d’édition, fonte vraisemblable Siot-Decauville, 1888, achat en 2006
- AUGUSTIN MOREAU-VAUTHIER (1831-1893), Buste de jeune Florentin en costume du XVe siècle, vers 1892, bonze, ivoire, marbre, dépôt du musée des Arts décoratifs, Paris, don de la famille Moreau-Vauthier en 1934
La sculpture dans l'espace public
Durant la seconde moitié du XIXe siècle, dans un contexte économique favorable, des travaux d’urbanisation de grande ampleur ont été entrepris en France. Les villes ont été agrandies, embellies et parées de nouveaux bâtiments.
Des fonds publics et privés étaient réunis pour commander aux artistes des monuments sculptés et orner ces espaces. Cette prolifération a été tellement importante qu’on parle de statuomanie. Des groupes allégoriques ou des statues en, hommage aux grands hommes se dressaient sur les places, dans les parcs et sur les façades. Le choix des sujets participait à la diffusion des valeurs de la société libérale et bourgeoise de la seconde moitié du XIXe siècle. Pour ce faire, les sculptures devaient être didactiques et le sujet compris de tous. Souvent, les décors sculptés des nouveaux bâtiments publics explicitaient leur fonction, comme Hippocrate et Hygie de Gabriel-Jules Thomas pour la faculté de Médecine de Paris ou L’Âge de pierre pour le Museum d’histoire naturelle.
Œuvres exposées dans cette salle
- HENRI CHAPU (1833-1891), Jeanne d’Arc à Domremy, 1870, plâtre, dépôt du Centre national des arts plastiques
- PAUL DUBOIS (1829-1905), Statue équestre de Jeanne d’Arc, 1889, modèle en plâtre de la statue érigée en 1896 par souscription, à l’initiative de l’Académie nationale de Reims, sur le parvis de la cathédrale de cette ville, don de Paul Dubois en 1902
- PAUL DUBOIS (1829-1905), Esquisse pour le monument à Jeanne d'Arc, avant 1889, cire, achat avec le soutien de la Direction régionale des affaires culturelles du Grand Est et de la Région Grand Est, des Amis du musée Camille Claudel et de Jean-Eudes Maccagno en 2019
- PAUL DUBOIS (1829-1905), Études pour la tête de Jeanne d’Arc, avant 1889, plâtre, don de Paul Dubois en 1902
- PAUL DUBOIS (1829-1905), Le Souvenir ou L’Alsace et la Lorraine, 1899-1902, premier modèle en plâtre du groupe conçu comme une partie du Monument du génie de la France commandé par l’État. Seule partie du monument réalisée, le groupe a été érigé dans sa version définitive en 1910, place Saint-Jean, à Nancy (actuelle place André Maginot), don de Paul Dubois en 1902
- PAUL DUBOIS (1829-1905), Sept esquisses pour Le Souvenir ou L’Alsace et la Lorraine, avant 1899, cire noire, textile, papier, base en bois, dépôts du musée d’Art et d’Archéologie de Troyes.
- GABRIEL-JULES THOMAS (1824-1905), L’Âge de pierre ou Homme combattant un serpent, 1893, modèle en plâtre du groupe en bronze commandé par l’État pour la galerie de zoologie du Muséum d’histoire naturelle de Paris, don de madame Thomas en 1905
- PAUL DUBOIS (1829-1905), Narcisse, 1862, modèle en plâtre avec marques de mise aux points, don de Henriette Dubois en 1905
- RAOUL LARCHE (1860¬-1912), Jeanne d’Arc guerrière, avant 1909, modèle en plâtre de la statue commandée pour l’église de La Madeleine à Paris, transfert de propriété par la Ville de Coubron en 2021
- ALFRED BOUCHER (1850-1934), L’Inspiration, avant 1900, modèle en plâtre en réduction du groupe monumental en pierre érigé en façade du Grand Palais, édifice construit à Paris pour l’Exposition universelle de 1900, don d’Alfred Boucher avant 1903
- GABRIEL-JULES THOMAS (1824-1905), Hippocrate et Hygie, 1889, modèle en plâtre du groupe en marbre commandé par l’État pour le vestibule de l’Académie de médecine à Paris, don de madame Thomas en 1905
- ALFRED BOUCHER (1850-1934), Monument du docteur Panas, avant 1905, modèle en plâtre avec marques de mise aux points, traduit en marbre pour le monument érigé à l’Hôtel-Dieu de Paris en 1905, en reconnaissance du service ophtalmologique créé par Photinos Panas (1832-1903), don d’Alfred Boucher en 1905
- ALFRED BOUCHER (1850-1934), Monument du docteur Ollier, avant 1904, modèle en plâtre des deux monuments en bronze élevés grâce à une souscription internationale à Lyon en 1904 et aux Vans en 1905, en hommage au docteur Léopold Ollier (1830-1900) considéré comme le fondateur de la chirurgie orthopédique moderne, don d’Alfred Boucher en 1905
Être sculpteur au temps de Camille Claudel
Depuis l’ébauche jusqu’à la réalisation finale, l’élaboration d’une sculpture nécessitait l’intervention de plusieurs corps de métiers. L’oeuvre était généralement le fruit de la collaboration du sculpteur, des assistants et des ouvriers spécialisés. L’artiste élaborait la composition de l’oeuvre par des esquisses, puis réalisait le modèle définitif, en terre crue ou en cire. Celui-ci était ensuite moulé en plâtre afin d’obtenir une copie fidèle et solide. Le modèle original était alors détruit et remplacé par le plâtre, qui était présenté au public, lors des Salons annuels ou dans l’atelier de l’artiste.
La sculpture était traduite en marbre ou en bronze seulement si l’artiste obtenait une commande car il pouvait rarement financer lui-même la réalisation de l’œuvre définitive. Les praticiens étaient chargés de tailler la sculpture grâce à des techniques permettant de reporter des points de repères du modèle dans le bloc de pierre. Pour un bronze, c’est un atelier de fondeur qui intervenait.
Œuvres exposées dans cette salle
- ALFRED BOUCHER (1850-1934), Étude, 1884, terre cuite, dépôt du musée des Arts et de l’Enfance de Fécamp
- ALFRED BOUCHER (1850-1934), André Leroux, 1880, cire sur âme en plâtre, piédouche en albâtre, dédicacé : « À M. LEROUX, SOUVENIR affectueux A. Boucher 1880 », dépôt du musée des Arts et de l’Enfance de Fécamp
- PAUL DUBOIS (1829-1905), Étude pour la tête de La Lorraine, 1899-1902, plâtre, don de Paul Dubois en 1902
- ÉMILE LAPORTE (1858-1907), L’Aube, 1902, plâtre avec marques de mise au point, don d’Alfred Boucher en 1907
- ALFRED BOUCHER (1850-1934), La Faneuse, 1897, bronze, achat en 1999
- ALFRED BOUCHER (1850-1934), La Faneuse, 1897, marbre et bronze, don de Jean-Eudes Maccagno en souvenir de ses grandsparents Heude-Grandfort en 2006
- ALFRED BOUCHER (1850-1934), Jeune femme au chignon, avant 1902, marbre taillé par mise aux points, inachevé
- Les étapes de la fonte à la cire perdue : reproduction de la statuette d’Alfred Boucher Jeune fille lisant, réalisée par la Fonderie d’art de la Plaine en 2015
- Plâtre de fonderie, don de la Fonderie d’art de la Plaine en 2015
- Moule de fonte à la cire perdue, bois, plâtre et élastomère, don de Reine-Marie Paris de La Chapelle en 2015
- Cire de fonderie, cire sur âme en plâtre réfractaire, bois, achat à la Fonderie d’art de la Plaine en 2015
- Bronze brut de fonderie, achat à la Fonderie d’art de la Plaine en 2015
- Statuette achevée, bronze ciselé et patiné, fonte posthume par la Fonderie d’art de la Plaine no1/8, don de Reine-Marie Paris de La Chapelle en 2008
- ALFRED BOUCHER (1850-1934), La Charité, 1899, terre cuite, esquisse pour l’une des vertus réalisées pour le monument Hériot, don d’Alfred Boucher en 1902
- ALFRED BOUCHER (1850-1934), Le Tireur à l’arc, 1874, plâtre patiné, don d’Alfred Boucher en 1902
Quatre sculpteurs à l'origine du musée
Au XIXe siècle, quatre artistes de générations différentes se sont installés à Nogent-sur-Seine pour des périodes plus ou moins longues : Marius Ramus, Paul Dubois, Alfred Boucher et Camille Claudel.
Leur présence ne s’explique pas par l’existence d’une école ou d’un atelier dans lequel les artistes seraient venus se former. Cependant ils se sont rencontrés et des relations d’entraide et de filiation se sont nouées. Marius Ramus fut le premier professeur du jeune Alfred Boucher, qui a ensuite poursuivi sa formation à l’École nationale des beaux-arts de Paris. Durant ses études et au début de sa carrière, ce dernier a été soutenu par Paul Dubois qui l’aida à obtenir des bourses de la ville de Nogent-sur-Seine et du conseil général de l’Aube. Puis, dans les années 1876-1879, ce même Alfred Boucher a donné un premier enseignement de sculpture à la jeune Camille Claudel, alors âgée d’une douzaine d’années.
Œuvres exposées dans cette salle
- ALFRED BOUCHER (1850-1934), Vue de la Seine à Nogent-sur-Seine, 1880, huile sur toile, don de monsieur Huchard en 2003
- JOSEPH VERNET (1714-1789), Le Livon, 1764, huile sur toile, achat avec la participation du Fonds régional d’acquisition pour les musées Champagne-Ardenne en 1996
- LÉONCE VAŸSSE (1844-1917), Crépuscule. Le Pavillon Henri IV à Nogent-sur-Seine, 1913, huile sur toile, don de Léonce Vaÿsse en 1913
- MARIUS RAMUS (1805-1888), Autoportrait, vers 1885, marbre, dépôt du musée Granet, Aix-en-Provence
- VINCENZO GEMITO (1852-1929), Paul Dubois, 1879, bronze, don de Henriette Dubois en 1906
- PIERRE JAMIN (1872-1965), Alfred Boucher, 1934, plâtre, dépôt du musée d’Art et d’Archéologie de Troyes
- ALFRED BOUCHER (1850-1934), Jeune fille lisant, vers 1880, plâtre patiné, dédicacé : « À Camille Claudel, en souvenir d’A. BOUCHER », don de Reine-Marie Paris de La Chapelle en 2008
- AUGUSTE RODIN (1840-1917), La France, 1902-1903, bronze, achat à Reine-Marie Paris de La Chapelle en 2008
Handicap mental, psychique ou cognitif
Vous êtes en situation de handicap et souhaitez venir au musée Camille Claudel ? Nous vous accueillons et vous accompagnons dans la découverte des collections et des expositions. Pour vous, l’accès au musée est gratuit, prioritaire et sans attente, sur présentation d’un justificatif. Nos agents d’accueil et de surveillance sont à votre écoute dès votre arrivée, afin de vous apporter un confort optimal durant votre visite.

Poussette et porte-bébé

Les poussettes et les porte-bébés sont autorisés dans toutes les salles du musée. Pour votre confort, des ascenseurs vous permettent de vous rendre aux différents étages.
Des poussettes-cannes peuvent être prêtées sur demande à l’accueil.
Des tables à langer sont disponibles aux niveaux -1 (en face des sanitaires) et +2 (au sein des sanitaires).

























