Paysanne reprisant
Paysanne reprisant
Paysanne reprisant est une sculpture en bronze conçue par Ernest Nivet vers 1900. Fils d’ouvriers agricoles, Ernest Nivet connaît de l’intérieur le monde paysan qu’il décrit dans ses œuvres. Il participe lui-même aux travaux des champs pendant son enfance et il prend pour modèle ses proches, famille et amis, lorsqu’il commence la sculpture.
La figure de Paysanne reprisant est caractéristique de son œuvre et de son style : cette femme silencieuse, absorbée dans sa tâche, est traitée avec naturalisme, sans idéalisation, ni misérabilisme. Le costume, finement décrit, reste épuré : il est traité en grands aplats, et ses lignes simples structurent la figure. Le corps est bien sensible sous le tissu et confère une présence tangible au personnage. Le visage baissé, les mains concentrées dans le travail donnent à cette femme une profonde vie intérieure. C’est là la devise de Nivet : « Exprimer le plus possible dans le moins possible ».
La société bourgeoise de la fin du XIXe siècle valorise le monde paysan nourricier, la valeur du travail, et redécouvre les traditions locales avec le développement du folklore. Dans ce contexte, Ernest Nivet connaît un grand succès avec ses figures paysannes laborieuses, sans pourtant jamais céder au pittoresque. Ses personnages, énigmatiques, gardent toujours une part de mystère et sont représentés avec une profonde dignité.
La Misère
La Misère
La Misère a été réalisée entre 1884 et 1894 par Jules Desbois, sculpteur qui a été praticien d’Auguste Rodin et l’a assisté.
Au-delà d’une simple représentation de vieille femme, l’œuvre est une allégorie de la misère, comme en témoignent le titre et le corps flétri par le temps, que la femme tente désespérément de cacher. Absente, la personne se recroqueville, car le seul tissu qu’elle possède désormais est un haillon qui ne peut plus la couvrir. Lorsque vous viendrez au musée, contemplez cette vieille femme. Vous discernerez sous ce reste de chair le squelette du personnage. Et vous trouverez la femme émouvante.
Le modèle de La Misère se nommait Maria Caira, était italienne et a également posé pour Auguste Rodin et Camille Claudel. Il y eut des légendes autour d’elle. C’est probablement Rodin qui l’a recommandée à Desbois, mais l’inverse, plus contestable, a également été avancé. Une version aussi amusante qu’invraisemblable est contée par Octave Mirbeau : le modèle de 82 ans serait venu d’Italie à pied voir son fils une dernière fois. Ces hypothèses témoignent surtout de l’intérêt que suscite la personne cachée derrière les personnages incarnés.
Enfants et adolescents emploient régulièrement le terme « bizarre » lorsqu’il leur est demandé ce qu’ils pensent de La Misère. Pourquoi le sculpteur représente-t-il une personne qu’ils jugent repoussante ? Ils ne conçoivent pas qu’une œuvre puisse être belle parce qu’elle exalte la vieillesse avec une telle justesse. En regardant cette sculpture, l’affirmation de Rodin rapportée par Paul Gsell, critique et écrivain, prend tout son sens : « Ce qu’on nomme communément laideur dans la nature peut dans l’art devenir d’une grande beauté. » L’art est effectivement l'une des manières de saisir la beauté de la vieillesse.
La Charité
La Charité
Réalisée par Paul Dubois en 1876, La Charité appartient à un ensemble de quatre figures d’angles conçues pour le cénotaphe du général Lamoricière, toujours visible dans la cathédrale de Nantes. Ce monument funéraire honore la mémoire de celui qu’on considère comme le défenseur du Saint-Siège face aux troupes de Garibaldi, tandis que son corps est enterré dans le caveau familial à Saint-Philbert-de-Grandlieu.
La composition générale est inspirée par les tombeaux royaux de la basilique Saint-Denis de l’époque de la Renaissance : un gisant surmonté d’un dais, entouré de quatre figures représentant les vertus. Ici, selon l’iconographie chrétienne traditionnelle, la Charité est représentée sous les traits d’une jeune femme allaitant des nourrissons. Son regard baissé et ses mains soutenant délicatement les enfants montrent toute la tendresse d’une mère.
À une époque où l’Antiquité est la référence absolue, Paul Dubois puise au contraire dans les modèles de la Renaissance qu’il a admirés en Italie. On reconnaît ici la forte influence de Michel-Ange dans le traitement du beau visage ovale, et dans la composition générale aux lignes souples. En revanche, l’élégance de la figure et le traitement naturaliste des personnages sont caractéristiques de l’art de Paul Dubois. La Charité connaît un immense succès puisqu’elle est récompensée d’une médaille d’honneur au Salon, puis elle est commercialisée en plusieurs dimensions et matériaux.
Nouveau regard sur la sculpture
Visite du mercredi

« Qui veut faire de grandes choses doit penser profondément aux détails » affirmait l’écrivain Paul Valéry. Dans les salles du musée, certains détails permettent de mieux comprendre les sculptures ou d’en proposer une nouvelle interprétation. Cherchez par exemple des écailles dans une œuvre d’Emmanuel Hannaux et vous en saisirez le sens !
Emmanuel Hannaux, Le Poète et la Sirène, 1903, plâtre © Marco Illuminati
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Jeu-concours
« Dans la loge des artistes »
Au terme d’un vote à la majorité des voix exprimées, le jury a choisi d’attribuer :
Catégorie 1 :
(Réalisation de plusieurs volumes en savon pour former un groupe sur un thème libre. Les relations entre les figures sont pensées et il doit y avoir un lien qui unit ces figures. Le titre du groupe doit ensuite être précisé).
1er prix
Pauline Tommasini, 8 ans et sa grand-mère Marie-Françoise Roger
Pour Le cyclope et ses moutons
Le cyclope regarde ses moutons entrer dans la caverne
2e prix
Eva Bonnamy, 12 ans
Pour Marée noire
Catégorie 2 :
(Un monument a été détruit, au moins en partie, ou déplacé du lieu pour lequel il a été conçu. Il était considéré comme gênant dans le lieu où il était placé. Pourtant, il paraît totalement anodin, innocent. C’est uniquement le lieu dans lequel il a été placé qui le rend gênant. Vous imaginerez un monument qui réponde à ces caractéristiques. Votre réflexion pourra prendre toute forme).
Prix
Christine Gambert
Informations pratiques
Lieu :10 rue Gustave Flaubert
10400 Nogent-sur-Seine
Renseignements au musée, au 03 25 24 76 34 ou par courriel
Portrait d’après modèle
Atelier jeune public

Informations pratiques
Lieu :10 rue Gustave Flaubert
10400 Nogent-sur-Seine
14h30
Durée : 2h
A partir de 7 ans
Tarif : 5 € par participant
15 € pour 4 ateliers
Réservation conseillée !
03 25 24 76 34
jeunepublic@museecamilleclaudel.fr
Maître et élève
Happy Hour

avec le Domaine Marthe Henry (Meursault)
L’apprentissage auprès d’un pair est fondamental en sculpture comme en viticulture. Explorez les relations que Camille Claudel a entretenues avec son premier professeur, Alfred Boucher, puis avec Auguste Rodin. Ensuite, à l’auditorium, Marthe Henry vous partagera son parcours de formation avant de vous faire goûter ses vins qui reflètent la diversité des terroirs bourguignons.
Camille Claudel, Buste d'Auguste Rodin, 1886-18888, bronze © Marco Illuminati
Informations pratiques
Lieu : Horaires & Tarifs :À rebrousse-temps
Pour sa deuxième exposition, le musée Camille Claudel propose un parcours d’art moderne et contemporain dans les salles permanentes et temporaires. Il s’agit de renouveler le regard sur la collection du musée en proposant des rencontres inédites : quels sont les échos et les dialogues possibles entre les œuvres du XIXe siècle et celles du XXe ou XXIe siècle ? Comment les artistes aujourd’hui interrogent-ils l’autoportrait, le monument, les canons de beauté féminins et masculins, la représentation du mouvement, de la danse, du corps au travail ou encore la dimension théâtrale de la sculpture ?
Le fil rouge du parcours est celui de la collection du musée, constituée notamment de sculptures d’Alfred Boucher, Antoine Bourdelle, Camille Claudel, Paul Dubois et Auguste Rodin. La manière dont Camille Claudel s’est tantôt inspirée, tantôt singularisée de ces artistes qui lui étaient contemporains apparait nettement et permet de prendre toute la mesure de sa modernité. L’exposition entend poursuivre cette dynamique vers le XXe et le XXIe siècle et cherche à raconter une autre histoire de la collection à travers la rencontre d’artistes, d’œuvres et de pensées d’une époque à l’autre.
En mettant en parallèle les recherches, les interrogations, les centres d’intérêt d’artistes de différentes époques, il s’agit aussi de s’interroger sur le processus de création, les sources d’inspiration communes et les manières dont les artistes regardent et s’emparent des œuvres qui les précèdent, entre appropriation, citation, référence ou ressemblance fortuite. Si certains artistes, comme Damien Hirst ou Najia Mehadji citent directement les œuvres d’Alfred Boucher ou de Camille Claudel, les échos se font plus lointains chez d’autres : Louise Bourgeois connaissait l’œuvre de Claudel mais y pense-t-elle en sculptant des mains qui se rejoignent ? En modelant des robes qui suggèrent des corps absents, ORLAN fait-elle un clin d’œil à La Valse ou cette rencontre tient-elle de la coïncidence ? Le sculpteur Paul Dubois et la photographe Rineke Dijkstra se réfèrent tous deux aux vénus de la renaissance italienne et le dialogue entre leurs œuvres témoigne de la manière dont un univers visuel et les canons de beauté se diffusent dans la société.
Les rapprochements sont d’abord opérés dans l’idée d’une filiation possible à partir des thématiques qui structurent la collection. Mais un regard à rebrousse-temps, depuis le contemporain vers le XIXe siècle, invite à découvrir les œuvres sous un autre jour, à prêter attention à un détail qu’on n’aurait pas remarqué de prime abord ou à se laisser surprendre par des œuvres récentes qui jouent avec la tradition et l’histoire de l’art.
Symboles et saveurs de plantes
Happy Hour

avec la Distillerie Saint-Loup (Mesnil-Saint-Loup)
Observez les plantes ayant inspiré les sculpteurs et les différentes symboliques qui leur sont associées : roses, violettes, ronces… Puis, humez les senteurs des plantes cueillies dans l’Aube, qui apportent leurs subtiles nuances au gin de la Distillerie Saint-Loup.
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé.
Alfred Boucher, détail du Volubilis, vers 1897, marbre © Bowman Sculpture