Acquisition et restauration : Le Dieu envolé
Retrouvez Le Dieu envolé dans la salle "Autour de L'Âge mûr" !
Daté vers 1895, ce plâtre pâtiné est une première version de L'Implorante.
Le titre "Le Dieu envolé" fait référence au mythe de Psyché qui, après avoir allumé une lampe pour connaitre l'identité de son amant malgré l'interdiction, voit Cupidon s'envoler pour toujours.
Il a fallu 24h de restauration pour l'œuvre de Camille Claudel. Le joint d'assemblage du bras droit et une mèche de cheveux ont été recollés, puis Véronique Picur, la restauratrice, s'est attelée au refixage de la patine. Un travail qui s’est fait main dans la main avec la conservatrice, Cécile Bertran, qui valide les décisions de restauration.
Acquisition réalisée grâce au soutien de l'Etat (Fonds national du patrimoine), du Département de l'Aube, de l'association des Amis du musée et d'un mécène privé.
Mouseîon et les animaux
Les collections du musée Camille Claudel fourmillent d’animaux à poils, écailles ou plumes. Adorables, féroces, doux, mignons, dangereux ou tendres, tous ces animaux nous ont accompagnés pendant les deux semaines de vacances d’hiver.
Merci aux courageux participants qui ont créé leurs animaux en utilisant différentes techniques : modelage, dessin, photo…
Trouvez ici toutes les participations
"Renard" Mahaut - 9 ans
"Chouette" Aliénor - 15 ans
"Renard à sept queues" Jilliane - 8 ans
"Dragon à deux têtes" Jilliane - 8 ans
"Lion" Nina - 15 ans
"Tortues en crochet" - Kirinara
"Martin pêcheur" - Abril
"Aquarelle" - Chirstine Gambert
"Cheval" Adélie
"Mephisto rencontre un rouge-gorge" Nathalie
"Tortue" Nina -15 ans
"Le cafard" - Françoise del Socorro
"Oiseau en cyanotype" - Agnès
"Grenouille de la fortune" -Erika
"Chat" Estelle - 8 ans
"Lionessa" - Vanessa, Sylvie, Melissa, Nathalie et Erika
"Mouton" - Mouseîon
"Ourson dans l'arbre" - Jilliane
"Croquis d'après « Chienne rongeant un os ou Chienne affamée » de Camille Claudel"
- Isabelle De Sloover
"Poussin / requin à partir d'un verre à vin " - Juliette Lywer
Merci à tous pour votre contribution!
Les Sculpteurs du travail : Meunier, Dalou, Rodin...
Autour de 1880, le thème du travail envahit le champ artistique. Des sculpteurs tels que Constantin Meunier, Jules Dalou ou encore Auguste Rodin représentent les différents métiers avec leurs gestes, leurs outils, leurs vêtements particuliers, pour glorifier le travail ou au contraire dénoncer les dérives de la condition ouvrière. Le musée Camille Claudel a mis à l'honneur les "sculpteurs du travail" en proposant un parcours de 150 œuvres provenant de 23 institutions différentes de France et de Belgique.
Commissariat : Cécilie Champy-Vinas, conservatrice responsable des sculptures au Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, et Cécile Bertran, conservatrice en chef du musée Camille Claudel à Nogent-sur-Seine
Scénographie, graphisme, éclairage : Studio Tovar / Alain Batifoulier et Simon de Tovar
Avec le soutien exceptionnel du Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris et du musée d’Orsay.
Nous adressons nos chaleureux remerciements à tous les prêteurs de l’exposition : Boulogne-Billancourt, musées des Années trente ; Bourges, musée du Berry ; Bruxelles, Musées royaux des beaux-arts ; Colmar, musée Bartholdi ; Denain, musée d’Archéologie et d’Histoire locale ; Etampes, Musée intercommunal ; Ville de Laxou ; Le Creusot, Ecomusée du Creusot-Montceau ; Le Mée-sur-Seine, musée Henri Chapu ; Lewarde, Centre historique minier ; Melun, Musée municipal ; Nancy, musée de l’Ecole de Nancy ; Nancy, Musée lorrain ; Nemours, château-musée ; Orléans, musée des Beaux-Arts ; Paris, Conservation des œuvres d’art religieuses et civiles de la Ville de Paris ; Paris, musée Bourdelle ; Paris, Musée national d’art moderne ; Paris, musée du Louvre ; Paris, musée d’Orsay ; Paris, musée Rodin ; Paris, musée Zadkine ; Paris, Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris ; Roubaix, La Piscine-musée d’Art et d’Industrie André Diligent ; Troyes, musée des Beaux-Arts
Ânon
Ânon
L’ânon est représenté immobile, la tête bien droite, le regard attendrissant, dressé sur ses pattes encore frêles et longues. Réaliste tout en étant irrésistible, il est un exemple typique de sujet animalier qui séduit le public.
Ce bronze est un chef-modèle, c’est-à-dire un modèle permettant la fabrication de plusieurs exemplaires en bronze. Les petites dimensions de la sculpture facilitaient son exposition dans les intérieurs bourgeois. Diffusé très largement, ce type de sculptures d’édition a contribué à la popularité du sculpteur.
Emmanuel Fremiet s’est formé dans l’atelier de son oncle, le sculpteur François Rude, où il a été encouragé à prendre des mesures sur les modèles. Des emplois l’ont aussi amené à exécuter des relevés pour la réalisation de planches scientifiques. Ces expériences ont sans doute contribué à sa volonté de représenter avec exactitude les animaux qu’il a très vite pris comme modèles.
Emmanuel Frémiet s’est en effet spécialisé dans la sculpture animalière qui le captivait. Ainsi, il dessinait d’après le vivant à la ménagerie du Muséum, étudiait les caractéristiques de chaque animal et se montrait soucieux de saisir toute la subtilité de leur anatomie, choisissant généralement des postures neutres comme ici.
En dehors des sculptures destinées à orner les intérieurs, Fremiet a réalisé un certain nombre de monuments, notamment des statues équestres. Dans les petites œuvres d’édition comme dans les monuments, il s’est attaché à représenter les animaux avec exactitude, traduisant précisément la peau, la fourrure, les écailles ou encore les plumes.
Voir aussi dans les collections :
Volubilis
Un conte, une œuvre

À travers le conte, les sculptures se racontent. Petits et grands, venez à la rencontre des personnages qui peuplent le musée et laissez-vous porter par leur histoire.
Devant la sculpture en marbre Volubilis, qui représente une femme assise sur un rocher parsemé de fleurs et de feuilles, écoutez une histoire. La conteuse vous emporte auprès d’une nymphe qui, après le vol de sa robe de feuilles, ne peut plus retourner dans la forêt mais est condamnée à vivre dans le monde des hommes
Alfred Boucher, Volubilis, vers 1897, marbre © Bowman Sculpture
Informations pratiques
Lieu :10 rue Gustave Flaubert
10400 Nogent-sur-Seine
15h
Durée : 30 minutes
Dès 6 ans
Les enfants doivent être accompagnés d’un adulte.
Tarif : Gratuit sur présentation du billet d'entrée au musée
Réservation conseillée :
03 25 24 76 34
Être sculpteur au XIXe siècle
Visite thématique

Quatre sculpteurs ont vécu à Nogent-sur-seine au XIXe siècle : Marius Ramus, Paul Dubois, Alfred Boucher et Camille Claudel. Tous ont suivi un enseignement artistique, mais dans des conditions et avec des expériences différentes. Comment un jeune artiste peut-il espérer accéder à la notoriété ? Quelles sont les étapes indispensables pour réaliser une scupture ? Et devient-on sculptrice comme on devient un sculpteur ? Cette visite vous invite à entrer dans les coulisses de la création des œuvres.
Crédit photographique : Alfred Boucher, Le sculpteur florentin, 1883, musée Camille Claudel, Nogent-sur-Seine © Yves Bourel
Étude de main gauche
Étude de main gauche
Entrée dans l’atelier d’Auguste Rodin en 1884, Camille Claudel a travaillé aux principaux chantiers qui occupaient tous les assistants à cette époque : La Porte de l’Enfer, puis Les Bourgeois de Calais. Elle a écrit qu’on lui demandait de réaliser les mains et les pieds, difficiles à sculpter, ce qui manifestait donc la reconnaissance de son talent.
Cette main s’inscrit peut-être dans ce contexte. Elle témoigne du long processus d’élaboration d’une œuvre et comment un détail peut être travaillé isolément jusqu’à obtenir l’effet désiré. Remarquez à quel point l’anatomie de la main est travaillée avec précision et délicatesse, malgré le petit format de cette œuvre. La position des doigts, très réaliste, est tout particulièrement étudiée : cette main parait désigner quelque chose, et les doigts semble s’ouvrir doucement sous nos yeux.
Le fait que cette main ait été tirée en bronze en trois exemplaires montre la perfection de cette étude, ainsi reconnue comme œuvre à part entière. Signée « Camille Claudel » sur la base, c’est une des rares études dont l’attribution soit certaine. En effet, certaines études de Claudel ont été attribuées à Rodin car elles étaient conservées dans son atelier à sa mort : la proximité stylistique des deux artistes était telle à cette période qu’on les distingue difficilement.
Masque d'Apollon
Masque d'Apollon
Legs de Rhodia Dufet-Bourdelle à la Ville de Paris, 2002. Fonte Susse frères, épreuve n°7, 1982
La Tête d’Apollon fait partie des nombreux sujets antiques traités par Antoine Bourdelle, qui lui ont inspiré quelques-unes de ses œuvres les plus marquantes : Pénélope, Héraklès archer, Centaure mourant et, donc, Apollon. L’artiste nous propose une vision originale de ses traits, à rebours de l’habituelle représentation lisse et idéalisée du dieu des arts, incarnation de l’harmonie et de la beauté masculine.
Cette œuvre atypique est issue d’une longue gestation qui a duré de 1898 à 1909. La tête initialement modelée est restée entreposée dans l’atelier de l’artiste et s’est déformée et craquelée, en particulier autour de l’œil et sur la joue gauche. Lorsque Bourdelle l’a retrouvée plusieurs année après, il a décidé de la mouler telle quelle, intégrant dans son œuvre les accidents causés par le dessèchement de la terre. Il a ensuite complété ce Masque pour créer la Tête d’Apollon en ronde-bosse, toujours marquée par les stigmates du temps comme autant de cicatrices attestant la puissance terrible du dieu.
Bourdelle a expliqué que cette œuvre avait marqué un tournant dans son parcours d’artiste, le moment où il s’était détaché de la manière de son ancien maître Auguste Rodin. Il lui a d’ailleurs offert le plâtre original du Masque, dédicacé « Au grand maître Rodin ». Celui-ci a ainsi résumé les voies divergentes prises par leur travail : « Pour moi, la grande affaire, c’est le modelé. Pour Bourdelle, c’est l’architecture. J’enferme le sentiment dans un muscle. Lui il le fait jaillir dans un style. »
La Poursuite ou La Course
La Poursuite ou La Course
La Poursuite de Paul Richer appartient à la série des « Exercice athlétiques » réalisés en plâtre dans les années 1890. Trois athlètes sont lancés dans une course : l’attitude de leur corps, l’expression de leur visage attestent d’un effort particulier. Chacun est représenté dans un stade différent de la course à pied : l’impulsion, la phase de suspension et l’appui. La nudité permet l’étude minutieuse de chaque muscle, os, tendon mis en action. Pour sa réalisation, Paul Richer s’inspire du procédé de la chronophotographie. Ce procédé fut mis au point simultanément par le britannique Eadweard Muybridge et le français Etienne-Jules Marey. Il permet, par la prise de photographies à intervalles réguliers et très rapprochés, de rendre visibles les différentes phases qui composent un mouvement : monter un escalier, s'asseoir sur une chaise, porter un objet etc. L’objectif de cette sculpture est de donner une image scientifiquement juste d’un exercice physique tel que la course à pied.
En 1896, en tant qu’élève du professeur Charcot à l’hôpital de la Salpêtrière, Paul Richer aborde la question de la physiologie du mouvement en faisant réaliser une série de photographies. Il s’intéresse également à l'étude scientifique et artistique des exercices physiques en vue de l'Exposition universelle de 1900. Pour ce travail, il dessine ses observations de l'anatomie et du mouvement du corps d'après modèle vivant. Puis il réalise des statuettes et des sculptures grandeur nature.
Cette étude s’inscrit dans les recherches plus générales de Paul Richer lui permettant d’établir une norme morphologique de référence. Afin de décrire les dégradations du corps liées aux maladies et à la vieillesse, son choix se porte par opposition sur le prototype de l’homme parfait : l’athlète. En 1893, il publie Le Canon des proportions du corps humain, bilan de ses recherches dont La Poursuite est un exemple.
Voir aussi dans les collections :
Ma guerrière idéale
Pour les Journées européennes de l'archéologie, Mouseîon a invité petits et grands à imaginer et représenter leur guerrière idéale.
Cavalcade des guerrières
La guerrière au combat
La guerrière au repos
La guerrière séductrice
La guerrière victorieuse
L'identité de la guerrière
Inspirés par Jeanne d'Arc, Epona ou Minerve, petits et grands ont rivalisé d'imagination pour représenter leur guerrière idéale par le dessin, le modelage ou le costume. Merci à tous d'avoir partagé avec nous votre vision de la guerrière idéale!
...Et aussi, les écrits des poètes de l'Association du Tournefou sur un thème proche : le guerrier