Bartholdi, Champollion et le sphinx - monuments publics en débat


Du 11 avril au 19 juillet 2026


Au printemps 2026, une œuvre majeure arrive au musée : le Monument à Jean-François Champollion d’Auguste Bartholdi, conservé jusqu’ici dans la cour d’honneur du Collège de France, à Paris. À cette occasion, une exposition met en lumière l’histoire de cette statue, les liens de Bartholdi avec l’Égypte, et plus largement la passion pour les monuments publics au tournant du XXe siècle, dont certains font aujourd’hui débat.


Frédéric-Auguste Bartholdi, <i>Champollion</i>, 1875, Centre national des arts plastiques
Frédéric-Auguste Bartholdi, Champollion, 1875, Centre national des arts plastiques © Alain Guilleux
<i>Lion de Belfort</i>, 27 novembre 1917, carte postale
Lion de Belfort, 27 novembre 1917, carte postale © musée Camille Claudel
Paul Dubois, <i>Études pour</i> La Foi et L’Espérance, médaillons du cénotaphe du général de Lamoricière, vers 1865-1878
Paul Dubois, Études pour La Foi et L’Espérance, médaillons du cénotaphe du général de Lamoricière, vers 1865-1878 © musée Camille Claudel
Aristide Maillol, <i>L’Action enchaînée</i>, 1905, bronze, fonte Claude Valsuani, Fondation Dina Vierny-musée Maillol
Aristide Maillol, L’Action enchaînée, 1905, bronze, fonte Claude Valsuani, Fondation Dina Vierny-musée Maillol © Jean-Louis Losi
Paul Dubois, <i>Esquisse pour le</i> monument à Jeanne d'Arc, avant 1889, cire
Paul Dubois, Esquisse pour le monument à Jeanne d'Arc, avant 1889, cire © Galerie Mathieu Néouze
<i>Statue du général Louis Juchault de la Moriciere</i>, carte postale
Statue du général Louis Juchault de la Moriciere, carte postale
Victorine-Angélique-Amélie Rumilly, <i>Jean-François Champollion</i>, 1823
Victorine-Angélique-Amélie Rumilly, Jean-François Champollion, 1823 © Département de l’Isère/Musée Champollion
 

L’exposition, conçue en deux volets, est d’abord consacrée au Monument à Champollion et aux liens de Bartholdi avec l’Égypte. Grâce au soutien du musée Bartholdi de Colmar, elle réunit dessins préparatoires, maquettes, archives et œuvres illustrant la fascination de l’artiste pour l’Égypte et l’Orient, ainsi que le contexte de la commande et les enjeux esthétiques, politiques et symboliques de l’œuvre. Ce parcours retrace la genèse du monument, son installation au Collège de France et l’évolution de sa réception, montrant comment une oeuvre née dans un contexte historique précis suscite, avec le temps, de nouvelles lectures et controverses.

Le second volet se déploie au coeur du parcours permanent du musée et évoque notamment deux rendez-vous manqués de Camille Claudel avec le monument public : le Buste de la République, que sa ville natale Fère-en-Tardenois envisage de lui commander au début de sa carrière, et le Monument à Blanqui, dont elle refuse la commande alors qu’elle lutte contre la maladie et qui est finalement confié à Aristide Maillol. Les collections du musée Camille Claudel dialoguent avec des prêts extérieurs pour explorer la « statuophilie » – cette passion pour les statues et monuments publics qui marque la France de la IIIe République – en abordant les processus de commande, les étapes d’élaboration, la réception des œuvres et les débats contemporains. En confrontant œuvres, archives, photographies et textes, l’exposition montre comment les monuments publics sont des objets vivants, au coeur de tensions entre mémoire, fierté, identité, oubli ou contestation, et interroge la manière dont nous regardons aujourd’hui les monuments qui façonnent nos espaces publics.


Jean-François Champollion (1790–1832) 

Linguiste et égyptologue, Jean-François Champollion est célèbre pour avoir déchiffré les hiéroglyphes grâce à la pierre de Rosette. Passionné dès l’enfance par les langues anciennes, il consacre sa vie à l’étude de l’Égypte antique. Son travail marque la naissance de l’égyptologie moderne. En 1829, il voyage en Égypte, confirmant ses découvertes sur le terrain.


Auguste Bartholdi (1834-1904) 

Né à Colmar, Auguste Bartholdi est connu du grand public international comme l’auteur de La Liberté éclairant le monde offerte par la France aux États-Unis. Parmi bien d’autres monuments, il est également l’auteur du Lion de Belfort, une sculpture colossale qui commémore la résistance de la ville contre l’armée prussienne.

 

Infos pratiques  

Horaires 

Du 11 avril au 19 juillet 2026
du mardi au dimanche, de 10 h à 18 h  

 

Tarifs 

Plein tarif : 10 €
Tarif réduit : 6 €
Gratuité : le 1er dimanche du mois pour les individuels, et chaque jour pour les étudiants et jeunes de moins de 26 ans, le personnel scientifique des musées, les titulaires du Pass Education, d'une carte ICOM, de presse, ou du ministère de la Culture, les demandeurs d’emploi, bénéficiaires du RSA ou du minimum vieillesse, mutilés de guerre et leur accompagnateur, les visiteurs en situation de handicap et leur accompagnateur.

 

 

S'y rendre en voiture  

Le musée Camille Claudel bénéficie de grands axes routiers rejoignant :

  • Paris par l’A5 – sortie n°18 (1 h 20),
  • Troyes par la D619 (1 h),
  • Reims par la D951 (1 h 45),
  • Sens par la D939 (45 minutes),
  • Provins par la D619 (20 minutes).

 

S'y rendre en train 

Nogent-sur-Seine se trouve à une heure de Paris, Gare de l’Est.
Le musée Camille Claudel se situe à dix minutes à pied de la gare ferroviaire.

 

Stationnement 

Le parking Fournier, situé à 3 minutes de marche du musée, est gratuit sans limite de temps.

 

À propos du musée Camille Claudel 

Camille Claudel vivait à Nogent-sur-Seine avec sa famille lorsqu’elle affirma, encore adolescente, sa vocation d’artiste. Elle y rencontra le sculpteur Alfred Boucher qui comprit ses dispositions exceptionnelles, l’encouragea et sut la conseiller dans son apprentissage. Ce lien de l’artiste avec la commune a conduit à l’ouverture, en mars 2017, du musée Camille Claudel, aménagé dans un bâtiment intégrant la maison familiale. Le musée abrite la plus riche collection publique dédiée à Camille Claudel, avec 45 œuvres permettant d’explorer toutes les étapes et facettes de sa carrière. Elle s'intègre à un parcours plus vaste regroupant 200 sculptures, qui propose une immersion dans la sculpture française entre 1880 et 1914.